Nout Îlets
Un îlet est un lieu où l’on a vécu
Pas une note sous une commune. Pas un rocher au large. Un replat, des cases, une mémoire.
Un hameau sur un replat
Dans les cirques, le mot îlet désigne un lieu habité sur un replat. Ce n’est pas un îlot dans la mer. On n’ajoute pas ici une chapelle, une école ou une pente qui cède, sauf quand une page le tient déjà.
Ce n’est pas la même chose qu’un îlot dans la mer. À Petite-Île, le large a son rocher. Ici, on parle des gens qui habitent la montagne.
Mafate, sans route jusqu’aux maisons
Le parc national est créé en 2007. Le 1er août 2010, les pitons, les cirques et les remparts sont inscrits. Mafate reste habité au milieu de ce classement. Un panneau du territoire de l’Ouest compte près de 900 personnes sur dix îlets principaux : Grand Place, Aurère, Îlet à Malheur, Îlet à Bourse, Cayenne, Îlet des Orangers, Îlet des Lataniers, Roche Plate, Marla, La Nouvelle. Un autre récit parle de 700 à 900. Les deux chiffres restent en regard.
Ces dix noms n’ont pas chacun leur fiche. Le cirque touche La Possession, Saint-Paul et Trois-Bassins. On ne répartit pas ici chaque îlet dans une commune : les listes ne disent pas toutes la même chose. Aurère est l’un des dix. Le cirque s’est aussi appelé cirque d’Aurère, avant que le nom de Mafate ne paraisse sur une carte en 1878. En 1834, « Mafaque » est encore un bras, pas le creux entier. Ce n’est pas le même emploi du mot. Le marronnage est une autre couche, plus ancienne que les cases d’aujourd’hui.
Un îlet a disparu et a laissé son nom au creux entier. C’est Mafate-les-Eaux, le village thermal. Le nom du cirque vient de là. La fin du village se date de 1912-1913, ou de 1916. Cette page du village disparu le dit : le cirque est resté, sans route jusqu’aux îlets.
D’autres cirques, d’autres sorts
À Cilaos, la fiche nomme le centre, Bras Sec et l’Îlet à Cordes. L’archéologie d’Îlet à Cordes ne confirme pas les récits légendaires. Bras Sec n’a pas d’histoire écrite. La route qui ouvre le cirque n’a pas, ici, une année unique, ni un nombre de virages. On ne donne pas de longueur de sentier. Le détail du cours est dans le Bras de Cilaos.
Salazie tient Hell-Bourg : 1831 dans un récit, 1832 dans un autre. En 1943, un éboulement comble le trou. En 1948, le cyclone achève le thermalisme. Les autres noms du cirque restent sur la fiche. On ne les récrit pas.
Grand Bassin est un îlet à part : rattaché au Tampon en 1977, on n’y arrive qu’à pied. Saint-Louis nomme l’Îlet Furcy vers les Hauts. Bethléem, à Saint-Benoît, est l’îlet de la Rivière des Marsouins où un ouvroir et une chapelle ouvrent en 1855. L’Îlet à Guillaume, à Saint-Denis, a été une maison pour des enfants. Ce n’est pas une promenade.
Où les lire
Les noms qui ont déjà une page ou une notice s’ouvrent ici. Les autres restent des noms : cette collection ne leur invente pas une fiche.
Disparu
- Mafate-les-Eaux, le village thermal. Le nom du cirque en vient. La fin se date de 1912-1913, ou de 1916.
Ancien
- L’Îlet à Guillaume, à Saint-Denis, a été une maison pour des enfants. Ce n’est pas une promenade.
Déjà écrits ailleurs
- Hell-Bourg. La notice du quartier est sur Salazie.
- Îlet à Vidot et Grand-Îlet. Les autres notices du cirque : Mare à Poule d’Eau, Mare à Citrons, Mare à Vieille Place, Mare à Martin, Bois de Pomme, L’Escalier.
- Cilaos, Bras Sec et l’Îlet à Cordes. Le relief est dans le Bras de Cilaos.
- Grand Bassin, rattaché au Tampon en 1977, accessible à pied.
- Bethléem, à Saint-Benoît. L’ouvroir et la chapelle ouvrent en 1855.
- Les dix noms de Mafate n’ont pas de fiche séparée. Un panneau du territoire de l’Ouest les compte. La Possession, Saint-Paul et Trois-Bassins touchent le cirque. Les listes ne disent pas toutes la même chose. On ne range pas chaque îlet dans une commune.
- L’Îlet Furcy est nommé vers les Hauts de Saint-Louis.
