Nout Zistoir
1939–1945
Mobilisation, régime de Vichy, isolement, ralliement à la France libre et mémoires de soldats.
Les Réunionnais en guerre
Plusieurs décomptes, plusieurs réalités
28 novembre 1942
Le Léopard arrive à La Réunion
Après environ vingt-neuf mois sous le régime de Vichy, l’arrivée du contre-torpilleur des Forces navales françaises libres Le Léopard déclenche le basculement de l’île. Le Département rappelle que les combats des 28–30 novembre 1942 font quatre morts, dont Raymond Decugis.
Cette séquence sera reliée au Port, à Saint-Denis, à la route de La Montagne et aux mémoires locales.
Derrière les chiffres
Combattants, prisonniers, familles
Les Réunionnais ont servi sur plusieurs théâtres d’opérations. Une recherche récente a remis en lumière plus de six cents prisonniers de guerre réunionnais. Nous traiterons ces parcours séparément de la déportation et de l’internement, qui ne sont pas des statuts interchangeables.
Prisonniers, internés et déportés →Avant • pendant • après
La guerre vue depuis l’île et les familles
Sur environ 125 000 habitants, près de 10 000 Réunionnais partent à la guerre et plus de 1 000 meurent selon les sources locales utilisées. Il faut raconter les départs, les familles, les blessés, les morts, les retours et la mémoire.
À Saint-Benoît, des recherches menées en 2016 ont permis d’ajouter 18 noms de soldats oubliés au monument aux morts.
La sortie de guerre est immédiatement suivie par la grippe espagnole, dans une population déjà fragile.
Après 1940, La Réunion reste sous Vichy. Le blocus britannique aggrave l’isolement et la question du ravitaillement devient centrale.
La population est incitée à produire davantage de manioc, maïs, légumes et tubercules. Des terres de canne sont reconverties. Le rationnement s’installe et les files d’attente, substitutions alimentaires et pénuries font partie du quotidien.
Dans la nuit du 27 au 28 novembre 1942, le contre-torpilleur Le Léopard arrive et accompagne le ralliement de l’île à la France libre.
Le changement politique ne met pas immédiatement fin aux privations. Les difficultés de ravitaillement se prolongent.
La situation sociale et sanitaire reste très dure. La production sucrière a fortement chuté pendant la guerre tandis que les cultures vivrières se développent. Les cyclones de 1944 et 1945 aggravent les difficultés.
La départementalisation de 1946 ouvre une nouvelle phase, sans supprimer d’un coup la pauvreté ni le sous-équipement.
La Seconde Guerre mondiale à La Réunion n’est pas seulement l’histoire du Léopard : c’est aussi celle des familles qui font la queue, remplacent le riz, cultivent pour manger et manquent de médicaments.
- Département — commémoration du rétablissement de la RépubliquePlus de 3 000 mobilisés dès 1939 ; arrivée du Léopard ; quatre morts lors des événements de novembre 1942.Référence documentaire vérifiée
- Revue historique des armées — Hervé Le JoubiouxÉvaluation de 8 539 soldats mobilisés entre 1939 et 1945.Référence documentaire vérifiée
- Département / ONaCVG — 2026Plus de 350 Réunionnais morts au combat établis dans le travail présenté en 2026.Référence documentaire vérifiée
- Wikimedia Commons / Imperial War MuseumsPhotographie du Léopard en juin 1942, domaine public.Référence documentaire vérifiée
