Un étang signalé sur le littoral
Flacourt signale l’étang qui donnera son nom au territoire. Alimenté lors des fortes marées, il se trouvait derrière le secteur de l’ancienne gare.
Nout Communes • N° 17 dans l’ordre historique
Entre mer et forêt, du sel et de la pêche aux Hauts agricoles.
Un territoire se raconte aussi par ses paysages : les images présentées ici sont intégrées avec leur traçabilité et leurs droits d’utilisation.
Naissance de la commune
La loi de 1893 et la mise en œuvre en 1894 donnent naissance à la commune, détachée de Saint-Louis.
Histoire lontan
Une chronologie construite à partir des sources municipales, patrimoniales et archivistiques.
Flacourt signale l’étang qui donnera son nom au territoire. Alimenté lors des fortes marées, il se trouvait derrière le secteur de l’ancienne gare.
Les premières concessions documentées sont accordées notamment aux frères Louis et Étienne Cadet et à Joseph Rivière, à Ravine Sèche. Les premiers peuplements se développent d’abord dans les hauteurs.
La paroisse Saint-Dominique est détachée de celle de Saint-Louis : un jalon important avant l’autonomie communale.
La forêt littorale est créée artificiellement. La plantation massive de filaos vise à fixer les dunes de sable et transforme durablement le paysage des Bas.
La gare du chemin de fer facilite l’installation et les séjours sur le littoral. Pêche et petite production de sel participent alors à l’activité du village.
Une communauté d’environ 2 950 habitants porte une pétition demandant que L’Étang-Salé devienne une commune distincte de Saint-Louis.
La loi du 11 juin 1893 est promulguée localement par l’arrêté du 8 janvier 1894. Ernest Legros est élu premier maire le 26 février 1894.
Les Bains connaissent notamment les activités des marais salants et des fours à chaux. Puis les équipements, les routes et l’urbanisation transforment progressivement les Hauts et le littoral.
Population — évolution
La série démographique sert ici de fil conducteur pour raconter les routes, l’habitat, les migrations, les activités, le vieillissement et les transformations des quartiers.
| Année | Population municipale |
|---|---|
| 1968 | 6 510 |
| 1975 | 6 610 |
| 1982 | 7 479 |
| 1990 | 8 769 |
| 1999 | 11 755 |
| 2007 | 13 179 |
| 2012 | 13 647 |
| 2017 | 13 894 |
| 2023 | 14 464 |
Entre mer et forêt
Le territoire s’étire sur environ 3 865 hectares, avec près de 8,5 km de littoral et un sommet communal qui atteint environ 1 770 m au lieu-dit Le Petit Détour.
Environ 1,5 km de plage bordée de filaos. Le sable sombre mêle matériaux basaltiques et coralliens. Bassin Pirogue constitue le secteur de baignade emblématique.
Un long couloir naturel creusé dans les roches basaltiques noires, directement exposé à la puissance de l’océan. Un paysage spectaculaire, mais qui impose prudence et respect du site.
Entrer dans la fiche du Gouffre →Créée artificiellement au XIXe siècle pour fixer les dunes, la forêt couvre 922 ha selon la commune et constitue la principale forêt des Bas sous le vent.
Pistes et sentiers accueillent marcheurs, cyclistes et cavaliers. Les boucles littorales documentées vont de 2,5 à 13 km, jusqu’aux vestiges ferroviaires vers l’Étang du Gol.
Quartiers, îlets & écarts
Plage de sable noir, côte rocheuse, forêt littorale, ville des Bains, village des Hauts et grands champs de canne.
L’Étang-Salé-les-Bains, L’Étang-Salé-les-Hauts, Ravine Sèche, Les Canots, Maniron, Le Lambert et écarts agricoles.
Lire le territoire, c’est relier ses quartiers, ses chemins, ses paysages, ses activités anciennes et les transformations visibles aujourd’hui.
Chaque entrée ouvre une notice Mwin Lé Réunion rédigée pour situer le quartier dans son territoire, décrire ses paysages et son évolution. Lorsqu’un nom correspond à un secteur informel plutôt qu’à un découpage administratif, nous le disons sans inventer de frontière.
Le quartier des Bains est tourné vers le littoral, la plage de sable noir, le port et les loisirs. Son identité balnéaire contraste avec les quartiers de l’intérieur et constitue l’une des grandes portes maritimes du Sud-Ouest.
Les Hauts rassemblent le centre-bourg et des secteurs résidentiels installés au-dessus de la forêt. Commerces, équipements et habitat y forment le principal pôle quotidien de la commune.
Ravine Sèche fait partie du centre-bourg élargi. Le quartier accompagne l’urbanisation des Hauts et reste directement relié aux axes qui descendent vers le littoral ou montent vers les terres agricoles.
Les Canots appartiennent aux secteurs habités de l’intérieur communal. Le quartier mêle habitat, jardins et anciennes terres agricoles, dans une continuité de mi-pente typique de l’Ouest réunionnais.
Maniron se développe sur les hauteurs de la commune, vers la limite avec Saint-Louis. Plus rural dans certaines parties, il conserve une forte relation à l’agriculture et aux paysages ouverts des mi-pentes.
Le Lambert fait partie des quartiers du centre-bourg identifiés par la commune. Habitat et voies locales y composent un secteur de transition entre les zones urbanisées et les terres plus ouvertes.
Autour des principaux quartiers subsistent des écarts où l’agriculture, les jardins et l’habitat dispersé restent très présents. Ils rappellent que L’Étang-Salé ne se limite ni à sa plage ni à sa forêt.
Nout terroir
Canne dans les Hauts, jardins, fruits, élevage, pêche côtière ; ancienne production de sel et chaux.
Agriculture, pêche, sel/chaux, chemin de fer ; aujourd’hui tourisme, services, zones d’activités et économie résidentielle.
Pêche, baignade, cuisine de poisson, fêtes de quartier, pique-niques en forêt et pratiques agricoles.
Nout patrimoine
Forêt domaniale, ancienne gare et traces ferroviaires, ancien étang et mémoire du sel, littoral de pêche, Gouffre, anciennes cases et paysages agricoles.
Pêcheurs, cheminots, planteurs, travailleurs des fours à chaux et familles des Hauts.
Patrimoine documenté
L’Inventaire général du patrimoine culturel documente l’église paroissiale de L’Étang-Salé-les-Hauts : campagne principale de construction au troisième quart du XIXe siècle, gros œuvre en lave et moellon, plan en croix latine.
Inventaire patrimonial vérifiéMémoire ferroviaire
L’arrivée du chemin de fer en 1882 transforme les circulations et les séjours aux Bains. Les vestiges ferroviaires du secteur deviennent une passerelle entre Nout Commune, Nout Lieux et Nout Mémoire.
Repère historique vérifiéExplorer L’Étang-Salé
9 lieux et itinéraires sont déjà reliés à cette commune dans Nout Lieux. Ces repères permettent de poursuivre la découverte à l’intérieur de Mwin Lé Réunion.
Nout Fèt & Nout Sport — L'Étang-Salé
Événements sportifs, culturels, mémoriels ou de terroir documentés dans l’inventaire vivant.
Voir tous les événements de L'Étang-SaléLa mairie peut faire vivre cette mémoire
L’Étang-Salé possède une profondeur documentaire que Mwin Lé Réunion peut organiser sans effacer la parole locale.
Les Archives départementales conservent notamment des dossiers sur les exploitations forestières dès les années 1870, les concessions, Ravine Sèche et la délimitation de la forêt domaniale.
Socle vérifiéAncienne gare, village des Bains, pêche, forêt, sel, chaux, agriculture, écoles, fêtes et transformations urbaines : la commune pourra déposer ses fonds avec leurs crédits et leurs droits.
Mémoire à enrichir avec la communeRecueillir les souvenirs des familles des Bains et des Hauts : anciens chemins, métiers, noms de lieux, cyclones, train, pêche, agriculture et vie quotidienne.
Mémoire à recueillirLes figures locales ne seront ajoutées qu’après vérification de leur parcours, de leur lien avec le territoire et de ce qu’elles ont transmis.
Pas d’inventionNout lang
Collecter le vocabulaire du sel, de la pêche, des filaos et des Hauts ; documenter les noms anciens du rivage avant les aménagements.
Règle Mwin Lé Réunion : aucune expression n’est attribuée artificiellement à une commune. Elle sera ajoutée lorsqu’elle est sourcée ou attestée par des témoins.
Zot té koté ?
Cette lecture met en regard la mémoire du territoire et son visage actuel. Les repères visuels éditoriaux accompagnent les éléments historiques racontés dans la fiche.
Sources & traçabilité