Nout Mémoire • Cyclones
Colina — 1993, le cyclone resté dans l’ombre
Un œil sur le Nord, des vents de plus de 200 km/h dans les Hauts et pourtant une mémoire moins forte que d’autres cyclones.
Avant Colina : la sécheresse
Les années 1990 à 1992 connaissent une pluviométrie insuffisante, particulièrement en 1992.
Le cyclone arrive donc après plusieurs années où l’eau manque.
19 janvier 1993
L’œil de Colina aborde directement le littoral nord de La Réunion.
Il devient le troisième cyclone en six ans dont l’œil traverse l’île après Clotilda en 1987 et Firinga en 1989.
Des vents très violents
Météo-France mesure 191 km/h à Gillot et 205 km/h à la Plaine-des-Palmistes.
Dans les Hauts du Nord, un pylône haute tension conçu pour résister à des vents de 230 km/h est abattu au Colorado.
Pourquoi Colina est moins présent dans la mémoire
Le phénomène se déplace rapidement et le mauvais temps dure moins longtemps qu’un épisode cyclonique classique.
Les cumuls de pluie restent donc moins spectaculaires que lors d’autres événements, même si plus d’un mètre tombe à Mafate.
Le regard de Mwin Lé Réunion
La mémoire collective ne mesure pas toujours la violence avec les instruments. Certains cyclones deviennent des symboles, d’autres restent en arrière-plan malgré des vents impressionnants.
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Cette histoire est reliée à tout le reste de l’île
Texte Mwin Lé Réunion rédigé à partir du corpus documentaire interne : les faits, les mémoires et notre regard sont distingués ; les références de vérification restent conservées en coulisses.
