Nout Mémoire • Santé
1859 — Le choléra à La Réunion
Une épidémie liée aux circulations maritimes et à l’engagisme, avec plus de deux mille morts retenus dans les fonds historiques utilisés.
Le Mascareignes
En mars 1859, le navire Mascareignes arrive avec 343 engagés recrutés à Kilwa, sur la côte d’Afrique orientale, alors que le choléra y circulait.
Un premier décès est enregistré pendant la période d’observation sanitaire.
Une décision lourde de conséquences
Malgré le risque, les engagés sont débarqués puis répartis sur différentes propriétés sucrières. La maladie touche d’abord Saint-Denis, puis d’autres secteurs de l’île.
Les autorités minimisent d’abord la situation.
Plus de 2 200 morts
Les fonds du Mémorial de La Réunion conservés par les Archives départementales retiennent plus de 2 200 morts pour l’épidémie de 1859.
Quarantaines et lazarets
L’épidémie participe à renforcer les politiques d’isolement sanitaire.
Un lazaret existait déjà à la Ravine à Jacques depuis la fin du XVIIIe siècle. Après 1860, la construction d’un nouvel établissement est décidée à la Grande Chaloupe, dans un contexte d’arrivée croissante des engagés.
Le regard de Mwin Lé Réunion
L’épidémie de choléra montre que l’histoire sanitaire de l’île est aussi une histoire maritime, économique et humaine : les maladies suivent les routes des navires et les mouvements de travailleurs.
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Cette histoire est reliée à tout le reste de l’île
Texte Mwin Lé Réunion rédigé à partir du corpus documentaire interne : les faits, les mémoires et notre regard sont distingués ; les références de vérification restent conservées en coulisses.
